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LLC US pour une application ou un SaaS : stores, Stripe, impôts, État

L'App Store veut des formulaires américains, Stripe veut une entité, les paiements veulent un compte en dollars. Une LLC règle les trois, à condition de savoir ce qu'elle implique côté impôts.

LLC Place7 min de lecture

Vendre une application ou un SaaS depuis l'Europe bute vite sur les mêmes murs : l'App Store réclame des formulaires fiscaux américains, Stripe demande une entité, et les paiements arrivent sur un compte qui n'accepte pas les virements en dollars. Une LLC américaine règle ces trois points d'un coup. Voici comment un développeur non-résident la met en place et ce qu'elle change au quotidien.

Ce que les stores demandent vraiment

Apple et Google ne vendent pas votre application, ils la distribuent et vous reversent des paiements. Pour cela, ils exigent une identité fiscale et un compte bancaire au nom de cette identité. Avec une LLC américaine et son EIN, vous remplissez un W-8BEN-E au nom de la société plutôt qu'un W-8BEN à titre personnel, et les reversements partent vers un compte américain sans conversion imposée.

Concrètement, Apple demande au titulaire du compte développeur de remplir dans App Store Connect les informations bancaires et fiscales de l'entité qui reçoit les paiements. Google Play fait de même dans la console de paiement. Avec une LLC, vous renseignez l'EIN de la société, son adresse commerciale américaine et son compte en dollars, et vous déclarez son statut d'entité étrangère. Un point à connaître : le compte développeur Apple d'une société exige un numéro D-U-N-S, gratuit, délivré par Dun & Bradstreet à partir des statuts de la LLC, ce qui prend une à deux semaines.

Stripe, Paddle, RevenueCat : la question de l'entité

Le choix entre ces outils dépend de qui porte la responsabilité fiscale des ventes. Avec Stripe, c'est votre LLC qui vend et qui doit gérer la Sales Tax et la TVA le cas échéant. Avec Paddle ou une autre plateforme dite « merchant of record », c'est la plateforme qui vend en son nom, collecte les taxes du monde entier et vous reverse le net, contre une commission plus élevée. Pour un SaaS vendu à des particuliers dans beaucoup de pays, le merchant of record simplifie beaucoup. Pour un logiciel vendu à des entreprises, Stripe suffit le plus souvent, parce que la plupart des États ne taxent pas les services entre professionnels et que la TVA européenne est autoliquidée par le client.

Stripe ouvre un compte au nom de la société et vérifie l'EIN, l'adresse et le compte bancaire. Paddle et RevenueCat s'appuient ensuite sur cette base. Une LLC américaine évite les refus liés à un pays non couvert et donne accès aux devises et aux moyens de paiement que vos utilisateurs attendent.

Sales Tax sur les logiciels et les abonnements

Il n'y a pas de TVA aux États-Unis, mais une trentaine d'États taxent les logiciels vendus par téléchargement ou par abonnement, à des taux qui vont de 4 à 10 % selon l'adresse du client. L'obligation de collecter ne naît qu'au-delà d'un seuil de ventes dans l'État, le plus souvent 100 000 $ par an, apprécié État par État. Un éditeur qui démarre n'atteint ce seuil dans aucun État ; un éditeur qui vend surtout à des entreprises y échappe dans la plupart. La règle à retenir : suivez vos ventes par État de livraison, et immatriculez-vous dans le premier où vous franchissez le seuil. Notre guide sur la Sales Tax et le nexus détaille les seuils et les outils qui calculent tout cela à chaque commande.

Impôts : ce que vous payez, et où

Le pays qui vous impose est celui où vous vivez. Une LLC détenue par un non-résident, sans bureau ni salarié aux États-Unis, ne paie en principe pas d'impôt fédéral sur ses bénéfices : elle est fiscalement transparente, et ses bénéfices remontent à son propriétaire, qui les déclare comme revenus dans son pays de résidence, selon les règles locales et la convention fiscale avec les États-Unis. Un développeur en France déclare ainsi le bénéfice de sa LLC en France ; un développeur au Portugal ou aux Émirats suit le régime de son pays. La LLC ne réduit pas l'impôt, elle donne accès aux outils américains. Ce qu'elle exige en retour tient en deux dépôts annuels, le formulaire 5472 et le 1120 pro forma, que LLC Place prépare pour 199 € par an, ou 398 € avec un expert fiscal dédié, et qui sont compris dans les offres Pro et Fondateur. S'y ajoute l'Annual Report de son État.

Quel État pour une application

Le Wyoming convient à la majorité des éditeurs : frais bas, Annual Report simple, pas d'impôt d'État sur les sociétés. Le Nouveau-Mexique séduit ceux qui veulent la confidentialité, et il n'impose aucun Annual Report.

Le Delaware garde un intérêt si votre application a vocation à lever des fonds auprès d'investisseurs américains, qui préfèrent ce droit et demanderont tôt ou tard une conversion en C-Corp. Pour un éditeur indépendant ou une petite équipe qui vit de ses abonnements, il coûte 400 € de taxe annuelle sans contrepartie. Le comparatif Wyoming, Delaware et Nouveau-Mexique détaille les frais et les obligations de chacun.

Ce que fournit LLC Place pour un éditeur

Tout ce qu'exigent les stores et les prestataires de paiement est compris dès le premier paiement : la société immatriculée dans l'État choisi, l'EIN obtenu sans numéro de sécurité sociale, l'adresse commerciale américaine, l'operating agreement signé en ligne, et l'introduction auprès de Mercury pour le compte en dollars. Les déclarations annuelles à l'IRS sont en option à 199 € par an, 398 € avec un expert, et comprises dans les offres Pro et Fondateur.

Questions fréquentes

Faut-il une LLC pour publier une application sur l'App Store ?

Non, un particulier peut publier. La LLC devient utile pour recevoir les paiements sur un compte en dollars, pour Stripe et pour séparer l'activité de votre patrimoine personnel. Elle est nécessaire pour ouvrir un compte développeur au nom d'une organisation.

Quel formulaire fiscal une LLC remplit-elle pour Apple et Google ?

Une LLC détenue par un non-résident remplit un W-8BEN-E au nom de la société. Le W-9 est réservé aux personnes et sociétés américaines au sens fiscal.

Une LLC doit-elle collecter la Sales Tax sur un abonnement SaaS ?

Seulement dans les États qui taxent les logiciels et seulement au-delà du seuil de ventes de l'État, en général 100 000 $ par an. En dessous, aucune collecte. Un merchant of record comme Paddle s'en charge à votre place.

Un développeur seul peut-il créer une LLC américaine ?

Oui. La demande de création d'une LLC à associé unique se remplit en dix minutes en ligne, sans résidence ni déplacement, et la société se gère ensuite depuis le tableau de bord LLC Place.

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